Les coulisses de la Grande Guerre

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NOMBRE DE KILOMETRES : 6,2 km (ou 10,2km si liaison avec Gozée)

POINT DE DEPART : Eglise, Place Gendebien, 1 – 6120 Marbaix-la-Tour

Ce parcours de mémoire évoque la position particulière. Les thèmes abordés sur les panneaux placés le long de la promenade : les batailles sur Marbaix-la-Tour et Nalinnes, l’Hôpital provisoire, les enjeux ferroviaires, la tactique militaire.

Territoire d’Ham-sur-Heure-Nalinnes

Aucune grande route ne traversant l’entité, les villages sont donc relativement épargnés lors des combats des 22 et 23 août 1914. Ceux-ci ont lieux au nord à la limite de Marbaix-la-Tour-Gozée, et au sud à la limite de Nalinnes. Comme en de nombreux endroits, la majorité des habitants a évacué les villages. La population se dirige vers Beaumont et la France. L’Eglise de Nalinnes-Centre conserve une trace de cette bataille. On raconte qu’à un moment du combat, la présence d’un observateur allemand dans le clocher de l’église est signalée parmi les troupes françaises, et un tir d’artillerie est demandé. L’obus n’atteint fort heureusement qu’une arête de la tour, et apparemment le tir n’est pas poursuivi. On peut encore observer actuellement la trace de la réparation de la maçonnerie.

En 1916, un cimetière est construit à la sortie de Nalinnes-Haies vers Marcinelle. Il comptait 113 tombes dont 34 françaises, 78 allemandes et une belge. Actuellement, il ne reste rien de ce cimetière. Tout comme le cimetière de Gozée, en 1922, les corps des soldats français sont déplacés vers Belle-Motte. Les corps des soldats allemands sont transférés à Vladslo en 1956.

Hôpital provisoire (ferme de la pasture)

Le château de La Pasture est transformé en hôpital provisoire en raison des caractéristiques prescrites par le règlement de 1912 en matière de poste de secours en temps de guerre : « généralement installé dans un village, dans une grande ferme, dans un château ou à défaut dans des groupes d’habitations où on choisira des maisons garanties par d’autres constructions. » Etant donné la mobilité des ambulances, le corps médical ne pratique, outre les soins aux blessures superficielles, que les opérations d’une urgence absolue : hémorragies artérielles des membres, menaces d’asphyxie, régularisation des segments osseux, etc. Pour les blessures superficielles, les blessés sont renvoyés au corps d’armée quelques jours, les autres sont transportés vers les hôpitaux les plus proches.

Prés du château de La Pasture, le lieutenant Charles Cécile succombe au tir d’une violente attaque de l’artillerie allemande. Une sépulture est placée dans l’aire du château à l’endroit où il perd la vie. Il est cité à l’ordre du régiment le 25 août avec la mention : « Par son ascendant moral merveilleux sur ses hommes, a maintenu jusqu’à la dernière limite sa section de mitrailleuses sous un feu des plus violent d’artillerie et d’infanterie ennemie. Officier d’une rare valeur a été malheureusement mortellement blessé. » Son corps sera rapatrié en France vers 1970.

Les enjeux ferroviaires

L’armée d’occupation est scindée en deux catégories : la « Landwehr » (« défense du pays ») et la « Landsturm » (« troupes de réserve militaire »). La « Landwehr » comprend des hommes âgés de plus de 27 ans. A la différence des autres régiments d’infanterie, ils n’ont pas de compagnie de mitrailleuses et ne sont constitués que de 2 bataillons. Ils ont pris une part active lors des combats de la Grande Guerre. La « Landsturm » est composée d’hommes entre 17 et 45 ans qui n’ont pas été jugés aptes pour le front, mais qui malgré tout n’ont pas bénéficié d’une exemption de service. Ils sont incorporés dans les unités de défense du territoire ou territoires occupés. A partir de 39 ans, ils sont versés dans la Landsturm 2e ban.

L’entité d’Ham-sur-Heure-Nalinnes est traversée par la ligne de chemin de fer « Charleroi – Vireux » (sud de Givet) et comprend plusieurs gares : Cour-sur-Heure, Ham-sur-Heure et Jamioulx. Durant l’occupation, la « Landsturm » est donc fortement déployée. Après l’armistice du 11 novembre 1918, les troupes allemandes ont un bref délai pour quitter les territoires occupés. Dans la nuit du 14 au 15 novembre suivant, en gare de formation de Jamioulx, un train de munitions est à l’arrêt. Ne parvenant pas à l’aiguiller vers Charleroi, les Allemands décident de le détruire et le font sauter. La gare est complètement ravagée et couverte d’un amoncellement de ferrailles. Les trois quarts des logements sont détruits, et des vitres brisées s’entassent dans les villages voisins.

Tactiques militaires

Coté français, en 1914, la tactique de combat était assez simple : charger massivement l’ennemi et remporter la victoire à la pointe de la baïonnette. Du côté allemand, la tactique est différente. Les troupes sont positionnées devant l’objectif. Utilisant le terrain au maximum, la charge finale n’est lancée qu’au dernier instant. En outre, les Allemands plaçaient de temps en temps des otages devant les troupes servant ainsi de boucliers humains. Ils estimaient, à raison, que les soldats français ne tireraient pas sur des civils.

Suite à la perte d’une grande partie de ses troupes (Roselies, Tamines, etc.), le Général Charles Lanrezac prend position en se préparant à l’attaque sur toute la Sambre. Les combats ont lieu les 22 et 23 août, suite à la marche en avant de la IIème armée allemande. Les Français perdent tous leurs combats sur la Sambre. Le Général Charles Lanrezac, sans l’assentiment de son supérieur le Généralissime Joffre, ordonne le 23 au soir la retraite générale de sa Vème armée. Cette prise de position a permis de ne pas se faire encercler à Charleroi, ainsi que le sauvetage de la division belge de la Place forte de Namur. Cette tactique fut également mise en œuvre lors de la bataille de Guise et sur la Marne. Malgré son intelligence militaire, le Général Charles Lanrezac est limogé par Joffre pour insubordination. Par la suite, lorsque Joffre est destitué, l’affaire Lanrezac refait surface et les honneurs sont rendus au Général. Toutefois, il refusa les décorations et prit sa retraite.

L’arrivée des australiens

Après l’armistice, quatre des cinq divisions australiennes venues combattre en Europe sont cantonnées dans l’Entre-Sambre-et-Meuse à partir de la mi-décembre en vue de leur retour dans leur pays au départ de la gare de Charleroi. En pratique, ces troupes installent leurs quartiers d’hiver dans toute la région, et le Grand Quartier Général investit le château du Comte d’Oultremont à Ham-sur-Heure. Quelques jours plus tard, Le Prince de Galles, futur roi d’Angleterre sous le nom d’Edouard VIII (1894-1972) vient visiter et décorer les plus méritants des militaires. Il établit également sa résidence au château d’Ham-sur-Heure.

Les soldats sont logés chez l’habitant et reçus partout avec chaleur comme en témoignent de nombreux écrits. Des liens d’amitiés, et même parfois amoureux, se créent rapidement et leur départ à partir de la mi-janvier 1919 est ressenti avec beaucoup de tristesse. Par exemple, à Nalinnes Haies, arrivés le 20 décembre 1918, les soldats australiens sont hébergés chez l’habitant comme partout dans la région. Cinq d’entre eux ont logé chez Nestor Pourigneaux à la rue des Haies.

Venue

Place Gendebien, 1 (église)


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